Marie Krysinska

À Irma Perrot

Joies errantes

À Irma Perrot.

 

Factice simplement. Par les grâces savantes

Très femme ; mais enfant par la joie ingénue

Qui montre, au gré du rire clair, ses dents charmantes,

Enluminant les lèvres dont l’arc fier s’atténue

À cette sonnerie de gaité enchantante.

 

Noires le soir, le jour d’outremer ses prunelles

Ont la grave beauté des grandes amoureuses,

Brillant parmi l’iris dont la nacre étincelle ;

 

Finement d’or ; les cheveux en boucles câlines

Se pâment vers ses yeux ; — telle l’eût rêvée Greuze

En ces boucles — comme des paroles — câlines.