Adolphe Hardy
Vers les champs que fleurit l’or mat des renoncules,
Que berce la chanson lente des crépuscules
Et qu’ensanglante au loin la pourpre des couchants,
Douceur de s’en aller, sur le tard, vers les champs !
Douceur de s’alanguir au charme exquis de l’heure
Où l’ombre s’harmonise au deuil du cœur qui pleure
Et d’attarder ses pas, le long des vieux étangs,
Sous les derniers reflets des beaux ciels palpitants
Où la lune, en la nuit qui soudain irradie,
Allume, au fond des bois, des lueurs d’incendie !