Alfred Garneau

Où voltige mieux tous les ans

L’une, sentant que son cœur bat,

Presse, pâle comme à l’église,

La gaze qui l’idéalise

Sur son sein frais et délicat.

 

L’autre aussi, dans toute la gloire

D’un beau corps à peine paré,

N’a qu’un fil de corail pourpré

Sur son cou plus blanc que l’ivoire.

 

Chez toi, l’autre nuit, sous les flots

De lumière inondant les salles,

Qui l’emportait de ces rivales ?

Le débat n’est pas encor clos.

 

Mais l’on disait, entre autres choses,

Que ce grand bal étincelant

Joignit le charme d’un bal blanc

À tout l’attrait des fêtes roses.