Amable Tastu
Le jour paraît, Zéphyr s’éveille,
Abandonne le sein des fleurs,
Où, s’enivrant de leurs odeurs,
Il sommeillait depuis la veille.
Sur son aile il porta cent fois
Aux dieux l’encens d’un sacrifice,
Des accords à l’écho des bois.
Ce jour, guidé par le caprice,
Il voltige dans nos bosquets ;
Une eau pure, un ombrage frais,
Arrêtent sa course légère ;
Il folâtre sur la fougère,
Se joue aux branches des ormeaux,
Entr’ouvre une fleur printanière,
Balance son vol sur les eaux.