Alphonse de Lamartine

Le Vallon

Méditations Poétiques

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Repose-toi, mon ame, en ce dernier asile,

Ainsi qu’un voyageur, qui, le cœur plein d’espoir,

S’asseoit avant d’entrer aux portes de la ville,

Et respire un moment l’air embaumé du soir.

 

Comme lui, de nos pieds secouons la poussière ;

L’homme par ce chemin ne repasse jamais ;

Comme lui, respirons au bout de la carrière

Ce calme avant-coureur de l’éternelle paix.

 

Tes jours, sombres et courts comme des jours

d’automne

Déclinent comme l’ombre au penchant des coteaux ;

L’amitié te trahit, la pitié t’abandonne,

Et, seule, tu descends le sentier des tombeaux.

[...]