Antoinette Des Houlières

Madrigal

Agréable prairie où j’aime à m’arrêter,

Comme vos fleurs mes ennuis sont sans nombre.

Je voudrais vous les raconter ;

Mais l’ardeur du soleil me force à vous quitter

Pour cette forêt sombre.

Hélas ! je redoute ses feux,

Insensée, et je cherche un lieu qui m’en préserve,

Tandis que j’en conserve

Dans mon cœur de plus dangereux.