Amable Tastu

Le Rossignol

Là, si nul bruit n’émeut les airs,

Le chantre de la nuit paisible

Trahit sa présence invisible

Par de mystérieux concerts.

Qu’alors une jeune indiscrète,

Cherchant l’harmonieux chanteur,

Ébranle autour de sa retraite

L’abri d’un rameau protecteur,

Soudain, effarouché, timide,

Déployant son aile rapide,

Il fuit ; et le suivant des yeux

La vierge, à sa place arrêtée

Muette, confuse, attristée,

Pleure long temps de ses adieux !…