Renée Vivien

Le souffle violent et superbe des roses

Etudes et Préludes

Le souffle violent et superbe des roses

M’enivre comme un vin mélangé de poisons.

Tes yeux bleus, à travers tes paupières mi-closes,

Recèlent les lueurs des vagues trahisons.

 

À l’heure où dans les prés brûlent les lucioles,

À l’heure de désir et d’ensorcellement,

Tu prodigues en vain les lascives paroles…

Je te hais et je t’aime abominablement.