Alfred De Musset

A la Malibran- VIII

Ô Ninette ! où sont-ils, belle muse adorée,

Ces accens pleins d’amour, de charme et de terreur,

Qui voltigeaient le soir sur ta lèvre inspirée,

Comme un parfum léger sur l’aubépine en fleur ?

Où vibre maintenant cette voix éplorée,

Cette harpe vivante attachée à ton cœur ?