Marceline Desbordes-Valmore

Ne viens pas trop tard !

Les Pleurs

Sais-tu qu’une part de ma vie

Me manque et retourne vers toi ?

Où la tienne languit sans moi,

Dis, sais-tu qu’elle t’a suivie ?

Pour qui te voit, béni soit Dieu !

Pour qui te perd, bonheur, adieu !

 

 

Quand de ta demeure isolée

Tu franchis lentement le seuil,

De moi si ta vie est en deuil,

Crois-tu la mienne consolée ?

Pour qui te voit, béni soit Dieu !

Pour qui te perd, bonheur, adieu !