Elie Deleschaux
J’ai pour vous dès l’aube, ma belle,
Ravagé les épais buissons,
Et dans l’aubépine nouvelle
J’ai déniché de gais pinsons.
Pauvres petits ils vous appèlent,
Votre cœur est-il sans pitié ?
Et dans les notes qu’ils épèlent,
Ils vous diront mon amitié.
C’est le premier mai, douce amie,
Ah ! revêtez vos blancs atours,
En vain vous faites l’endormie,
Ouvrez votre porte aux amours.