Louise Crombach
Vous qui veillez sur nous, et ne laissez de trace
Qu’un parfum des bienfaits répandus sur vos pas,
Providence cachée où partout est la place,
Dont le nom n’est qu’au ciel, mais le cœur ici-bas ;
Ange que Dieu nous donne, avant la loi suprême,
Pour nous faire mieux croire aux splendeurs à venir,
Pour que nous attendions sans lutte et sans blasphème :
Ange que Dieu nous donne, oh ! laissez-vous bénir !
Des humbles, des petits, impuissant interprète,
Laissez-moi vous porter leurs vœux de chaque jour ;
Moi, leur fille et leur sœur, j’hérite de leur dette,
Laissez-moi la payer au moins d’un chant d’amour !
Qu’à toute heure, en tous lieux, douce vous soit la vie !
La prière du cœur monte vers l’Éternel :
Gloire au front qui, pour tous, veut la loi d’harmonie,
Le règne du Seigneur ici-bas comme au ciel !