Alfred Abousleiman

Vivre

Cendres chaudes

Le ciel est bleu. Le monde est beau.

À nous, tout rit et tout se livre.

Mais nous avons peur du tombeau ;

Nous voulons vivre.

 

Il est des cœurs pleins de douceur.

Il en est de coeurs, comme cuivre.

Mais le jour fuit ; et tous les cœurs

Cherchent à vivre.

 

Oh ! la mort, subit éteignoir !

Est-il vrai que la mort délivre ?

Les rayons dansent dans le soir :

On rêve à vivre.

 

Les fleurs éclosent au printemps.

L'amour chante et je me sens ivre.

Seigneur, pour encore quelque temps,

Laissez-moi vivre !