Alfred Garneau

Comme un enfant qui tient une arme

Comme un enfant qui tient une arme,

Ploie et se joue en pâlissant,

Tu souris, mais ton front s’alarme

Et ta voix défaille en lisant.

 

Le beau n’est pas là. Nulle larme

N’apparaît dans ton œil ému.

Comme un enfant qui porte une arme,

Tu ris. – Mais pourquoi trembles-tu ?