Eudore Évanturel

À ma muse

Premières poésies

Tout st fini. Fermons la porte.

Et mettons la barre aux volets.

Fais tes malles, petite ! Emporte

Tes colliers d’or, tes bracelets.

 

Vite, défais ta robe neuve,

Détache ton tablier blanc,

Rajuste ta coiffe de veuve,

Donne un baiser à ton amant.

 

Fais tes adieux à notre chambre,

Et fermons notre livre ouvert.

Ma strophe a froid : voici décembre,

Ne chantons plus, car c’est l’hiver.

 

À quoi nous servirait, ma reine,

De pleurnicher sur notre amour ?

Le torrent passe et nous entraîne ;

L’heure est sonnée.

Allons, bonjour !