Maurice Rollinat

Je frissonne toujours, à l’aspect singulier

Je frissonne toujours, à l’aspect singulier

de certaine bottine ou de certain soulier.

Oui, — que pour me railler, vos épaules se haussent ! —

je frissonne ! Et soudain, songeant au pied qu’ils chaussent,

je me demande : « Est-il mécanique ou vivant ? »

Et je suis pas à pas le sujet, l’observant,

et cherchant l’appareil d’acier qui se dérobe

sous le pantalon fin ou sous la belle robe ;

et dès qu’il a relui, — maniaque aux abois,

sous le cuir élégant je flaire un pied de bois !