Auguste Brizeux

Paris

Marie

Étonnement de l’âme et des yeux, lorsqu’on rentre

Dans cette ville active et qu’en vain nous fuyons !

Certain orgueil nous prend, on dit : « Voici le centre,

L’ardent foyer qui lance en tout lieu ses rayons. »

 

On vivait par le cœur, on vit par la pensée ;

Mais l’art et la pensée ont aussi leur douceur :

Comme un bel arbre, aimons la colonne élancée !

L’art vrai n’a-t-il donc pas la nature pour sœur ?

 

Et même les vieillards, ces mornes créatures,

À ce grand mouvement raniment leurs ressorts :

Ils vont causant entre eux de lettres, de peintures,

Et l’esprit les distrait des souffrances du corps.