Nicolas Pineau
Cher Ulysse
Cher Ulysse,
Si j’avais des larmes, mon Roi, des larmes de Méditerranée, à répéter tous les chagrins. Je les pleurerais.
Je serais phare comme l’Ætna. Je montrerais leur peine aux voyageurs. Je me jetterais au pied des défunts. J’accomplirais le simulacre humain. Je hurlerais.
Si j’avais des larmes, Ulysse, dont le fond de mes yeux
pourrait s’emplir.