Marie Krysinska

Chanson tendre

Joies errantes

Laissons gémir le Vent d’Hiver

Puisqu’un Soleil plus empourpré

Que les Soleils de Juillet

Flambe dans nos cœurs qui se parlent de tout près.

 

Laissons neiger les éphémères fleurs

Des pommiers poudrés de Printemps ; —

Un Avril éternel fleurit nos chers bonheurs.

 

Laissons défaillir les feuillages accablés

Par la chaude étreinte de l'Été ; —

Une langueur plus exquise nous retient enlacés.

 

Laissons pleurer le Ciel d’Automne

Puisque des pleurs d’extase baignent nos yeux ravis,

Et que plus tendrement encore nous unit

La trois fois chère Mélancolie.