Jean Moréas

Toute la babiole

Les Cantilènes

Les fins parfums de la jupe qui froufroute

Le long du trottoir blanc comme la grand’route,

Les lourds parfums de la lourde chevelure,

Nattes au dos, torsades sur l’encolure.

 

La pénitence après le péché, sans doute

L’orgueil et l’avarice et l’envie, et toute

La babiole ; et l’amour de la nature,

Et même la lune à travers la verdure ;

 

Et même la lune et même l’espoir, cette

Ô cette folie ! Et le soleil, ses hâles,

Et la pluie, et la tristesse des jours pâles.

 

Et bouquets qu’on souhaite et bouquets qu’on jette.

Et la bonne tiédeur des premières bûches,

Et sa gorge en les dentelles et les ruches.