Alfred Garneau

L'enfant à la lèvre vermeille

L’enfant à la lèvre vermeille

Se jouait nu dans son berceau...

De ce corps si frêle et si beau

Venez voir la merveille !...

 

Vents du ciel, que vous effeuillez

De roses

À peine écloses,

Vents du ciel, dès l’aube éveillés !

 

Ce matin, l’enfant toute blanche,

Est morte... ô mystère profond !

Des souffles qui vers Dieu s’en vont

Ont défleuri la branche.

 

Vents du ciel, dès l’aube éveillés,

Vents du ciel, que vous effeuillez

De roses

À peine écloses !