Marie Nizet

L'été

Pour Axel de Missie

 

Nous rôdons par les blés roussis que midi brûle.

Une fièvre amoureuse en nos veines circule.

Nous nous sommes couchés aux pentes des talus,

Sous le ciel bleu, moins bleu que le bleu de nos âmes,

Sous un soleil moins fort, moins ardent que la flamme

Qui consume nos sens, et nous n’en pouvons plus…

 

Puis nous avons cherché les étangs et les saules.

J’ai posé mes deux mains, ainsi, sur vos épaules,

Afin de m’absorber mieux en votre beauté…

Et d’elle j’ai joui plus que je ne puis dire

Et de vous je me suis grisée, et j’ai vu rire

Dans vos yeux clairs, le rire immense de l’Été.