Grégoire Le Roy
Ô vous, chères que j’ai connues
Et qu’aux jours tristes je revois,
Vous voici, ce soir, revenues,
Car mon cœur pleure d’autrefois
Quand, souvenir de vos caresses,
Je pense à celles qui viendront,
Mes mains sont lourdes de paresses,
Je ne tends même plus mon front.
Car c’est vous seules que j’écoute
Qui, dans le crépuscule aimé,
De vos voix où tremble le doute
Chantez en un palais fermé.
Moi, j’attends qu’à travers la porte
Close par mon fol abandon,
Votre chanson de deuil m’apporte
Un peu de rêve et de pardon.