Louis-Honoré Fréchette

Le rêve de la vie

La gloire sylphe décevant

Si prompt à fuir à tire-d'aile,

A son tour m'a surpris souvent

A rêver d'elle.

 

Mais maintenant que j'ai vieilli,

Je ne crois plus à ces mensonges ;

Mon pauvre coeur plus recueilli

A d'autres songes.

 

Une autre vie est là pour nous,

Ouverte à toute âme fidèle:

Bien tard, hélas ! à deux genoux,

Je rêve d'elle !