Auguste Barbier

Divine Juliette au cercueil étendue

L’étranger ne viendrait sur ta couche de lave,

Que pour te garrotter comme une belle esclave,

L’étranger corrompu, s’il te donnait la main,

Avilirait ton front et flétrirait ton sein.

Belle ressuscitée, ô princesse chérie,

N’arrête tes beaux yeux qu’au sol de la patrie ;

Dans tes fils réunis cherche ton Roméo,

Noble et douce Italie, ô mère du vrai beau !