Alfred Abousleiman
Cendres chaudes
Assieds-toi. Laisse en ton visage
Un peu de grâce s'épancher.
Étends ton corps sur le rivage.
S'il faut reprendre le voyage,
Il est toujours temps pour marcher.
Emplis tes yeux du frais sourire
De l'aube qui vient t'effleurer.
Chante aux doux accords de ta lyre.
Laisse-toi voir ; laisse-toi rire.
Il est toujours temps pour pleurer.
Serre ton rêve qui te grise.
Laisse l'amour poindre et grandir
En ton cœur qui s'ouvre et s'irise.
Cueille les fleurs ; hume la brise :
Il est toujours temps pour mourir.