Jean-Joseph Rabearivelo
Traduit de la nuit
Vaines, toutes ces anticipations
qui veulent nous donner des ailes
et qui promettent
que nous séduirons un jour quelque Martienne ?
Vain aussi, le rêve
qui perdit Icare
plus que le soleil
qui but la cire merveilleuse ?
Mais quel triomphe certain
m’annoncent déjà tous ces signaux
que terre et ciel s’envoient
à l’orée du sommeil :
dans nos cités de vivants,
jusqu’aux plus humbles huttes
répondent aux appels de feu
jaillis des étoiles naissantes.