Antoinette Des Houlières
Comme un subtil poison je regarde l’estime,
Et je crains l’amitié, bien qu’elle soit sans crime.
Pour sauver ma vertu de tant d’égaremens,
Je ne veux point d’amis qui puissent être amans.
Quand par mon peu d’appas leur raison est séduite,
Je cherche leurs défauts, j’impose à leur mérite ;
Rien, pour les ménager, ne me paraît permis,
Et dans tous mes amans je vois mes ennemis.