Anonyme

Fenêtre du train

Les pylônes passent en rythme,

trois, quatre, comme une mesure

que personne n'a composée.

 

Les champs font le reste,

une nappe basse et verte

sous le ciel de mars.

 

Je n'écoute rien dans les écouteurs.

Parfois le silence du train

est déjà une musique.