Elisa Mercœur

Ne le dis Pas

Il était prêt à se trahir,

Le secret que devait t’expliquer mon silence.

Il s’échappait : timide en ta présence,

Ma bouche se referme et n’ose plus s’ouvrir.

Bien tendrement la tienne a dit : je t’aime !

Lorsque ce mot si doux fut prononcé par toi ;

Méchant, c’est mon secret que ta bouche elle-même,

Comme un écho du cœur, t’a révélé pour moi.

Tu le connais ; et peut-être parjure,

Un jour, hélas ! tu le décéleras :

Petit ami, je t’en conjure,

Si tu le sais, ne le dis pas.