Nina de Callias

Giroflée

Feuillets Parisiens

Sur les vieux murs détruits pousse la giroflée,

Comme un dernier désir au fond d’un cœur meurtri.

Après avoir tout éprouvé, la désolée

Veut essayer encore de fuir l’horrible ennui.

 

Ô Printemps, tu permets à la noire ruine

De retrouver bouquets, parfums et chants d’oiseaux :

Ouvre à mon désespoir l’inépuisable mine

Des recommencements et des frais renouveaux.