Nina de Callias

A Maman

Feuillets Parisiens

Va, n’espère jamais ressembler à ces mères

Qui font verser à l’Ambigu larmes amères ;

Tu n’es pas solennelle et tu ne saurais pas

Maudire, avec un geste altier de l’avant-bras ;

Tu n’as jamais cousu, jamais soigné mon linge,

Tu t’occupes bien moins de moi que de ton singe ;

Mais, malgré tout cela, les soirs de bonne humeur,

C’est avec toi que je rirai de meilleur cœur ;

Ensemble nous courrons premières promenades,

Car je te trouve le plus chic des camarades.