Alphonse de Lamartine

Ischia

Nouvelles Méditations Poétiques

[...]

Mortel, ouvre ton âme à ces torrents de vie ;

Reçois par tous les sens les charmes de la nuit :

À t’enivrer d’amour son ombre te convie ;

Son astre dans le ciel se lève et te conduit.

 

Vois-tu ce feu lointain trembler sur la colline ?

Par la main de l’amour c’est un phare allumé ;

Là, comme un lis penché, l’amante qui s’incline

Prête une oreille avide aux pas du bien-aimé.

[...]