Théophile Gautier

Ballade

Premières Poésies

Aux fentes des murailles

Quand luisent les écailles

Et les yeux du lézard,

Et que les taupes fouillent

Les prés, où s’agenouillent

Les grands bœufs à l’écart,

 

Qu’il fait bon ne rien faire,

Libre de toute affaire,

Libre de tous soucis,

Et sur la mousse tendre

Nonchalamment s’étendre,

Ou demeurer assis ;

 

Et suivre l’araignée,

De lumière baignée,

Allant au bout d’un fil

À la branche d’un chêne

Nouer la double chaîne

De son réseau subtil