Amable Tastu
Bientôt, de la fleur étrangère
Colorant le front délicat,
L’azur de son aile légère
Lui prête un fugitif éclat :
Mais, fleur fragile et passagère,
Un instant ternit ta fraîcheur ;
Souvent, Véronique éphémère,
Un souffle léger de ton père
Suffit pour emporter ta fleur.
Demain nous chercherons peut-être
Ce frêle éclat qui nous séduit :
Un jeu du Zéphyr t’a fait naître,
Un jeu du Zéphyr te détruit !