Amable Tastu

Chant de Sappho au bûcher d'Erinne

Celle qu’il faut pleurer, celle-là souffre encore,

Mais elle attend son heure, et peut-être l’implore.

Elle a vu dans la nuit,

Sur son lit qu’entouraient de sinistres présages,

Les Muses tristement pencher leurs beaux visages,

Et quand le jour s’enfuit,

Il sort des flots glacés une voix qui l’appelle.

Non, ce n’est point Erinne, hélas ! ce n’est pas elle.