Alfred Garneau
Écartant les longs plis de soie à la fenêtre,
Ton courroux qui sourit relève son regard.
Quel ravissant tableau ce beau soir verrait naître
Si d’un Watteau j’avais et les couleurs et l’art !
Un rayon éperdu de vermeille lumière
Embrase une fleur pâle au bord de tes cheveux...
Je peindrais un Amour qui t’implore, en arrière,
Dans les pleurs et tenant son poing rose à ses yeux.