Adolphe Hardy
J’ai fait plus d’une fois ce rêve : vivre ici !
Acheter ce vieux chaume et, nouveau Sans-Souci,
Couler mes jours, tranquille et libre, sous ces hêtres !
Rien que des nids au toit, de la vigne aux fenêtres
Et des fleurs plein ma chambre où le soleil rirait.
Puis le petit jardin, la route et la forêt...
J’aurais, aux vanités tenant mes portes closes,
Mes livres, mes tableaux, mon jardin plein de roses,
Et, dans leurs lits poudreux, de vieux vins endormis,
Pour les soirs où viendraient, parfois, les bons amis.