Alfred De Musset

A la Malibran - XXIV

Ne sentais-tu donc pas que ta belle jeunesse

De tes yeux fatigués s’écoulait en ruisseaux,

Et de ton noble cœur s’exhalait en sanglots ?

Quand de ceux qui t’aimaient tu voyais la tristesse,

Ne sentais-tu donc pas qu’une fatale ivresse

Berçait ta vie errante à ses derniers rameaux ?