Amable Tastu

Scènes du passé

Je revois tour à tour la penchante colline

Dont l’invisible écho de ma voix enfantine

A répété les premiers airs ;

Cet enclos ombragé cher aux plaisirs rustiques ;

Et de ceux que j’aimais les ombres fantastiques

Peuplent encor ses bancs déserts.

 

Voici la blanche église et l’autel de Marie,

Et tous ces lieux alors chers à ma rêverie,

Où j’ai chanté, prié, souffert ;

Car mes beaux jours, hélas ! n’étaient pas sans nuage,

Et plus d’un sombre aspect, avec leur douce image,

A mon souvenir s’est offert.