Alphonse de Lamartine

Les Préludes

Nouvelles Méditations Poétiques

À M. VICTOR HUGO

 

La nuit, pour rafraîchir la nature embrasée,

De ses cheveux d’ébène exprimant la rosée,

Pose au sommet des monts ses pieds silencieux,

Et l’ombre et le sommeil descendent sur mes yeux :

C’était l’heure où jadis… Mais aujourd’hui mon âme,

Comme un feu dont le vent n’excite plus la flamme,

Fait pour se ranimer un inutile effort,

Retombe sur soi-même, et languit et s’endort.

[...]