Paul Éluard

Une vaste retraite

Une vaste retraite horizons disparus

Un monde suffisant repaire de la liberté

Les ressemblances ne sont pas en rapport

Elles se heurtent.

Toutes les blessures de la lumière

Tous les battements des paupières

Et mon cœur qui te bat

Nouveauté perpétuelle des refus

Les colères ont prêté serment

Je lirai bientôt dans tes veines

Ton sang te transperce et t’éclaire

Un nouvel astre de l'amour se lève de partout.