Amable Tastu
Sur l’azur plus pâle des cieux
Le crépuscule étend son voile,
Des bergers la bleuâtre étoile
Pare son front silencieux.
Des oiseaux le peuple sonore
Suspend ses concerts éclatans,
Seul, un Rossignol chante encore,
De ceux qu’un précoce printemps
Pour nos plaisirs a fait éclore.
Premier né des premiers amours,
Jeune enfant d’un soleil propice,
Qui donc guida ta voix novice
Dans ses mélodieux détours ?
Que dis-je ! as-tu besoin d’un maître ?
Non, non, il t’a suffi de naître.