Victor Hugo

La Captive

Les Orientales

Dans ce palais de fées,

Mon cœur, plein de concerts,

Croit, aux voix étouffées

Qui viennent des déserts,

Entendre les génies

Mêler les harmonies

Des chansons infinies

Qu’ils chantent dans les airs.

 

J’aime de ces contrées

Les doux parfums brûlants,

Sur les vitres dorées

Les feuillages tremblants,

L’eau que la source épanche

Sous le palmier qui penche,

Et la cigogne blanche

Sur les minarets blancs.