Louisa Siefert

Espérance

Rayons perdus

Qu’il était fatigué ce soir

Au moment de son arrivée !

À mes côtés il vint s’asseoir ;

Sa journée était achevée.

 

Je lui disais : « Vous êtes bon ! »

Car je n’osais pas tout lui dire,

Hélas !… & lui répondait : « Non ! »

Avec son plus charmant sourire.

 

Puis il lui fallut s’en aller,

Quoiqu’il en eût bien peu d’envie.

Et, moi, je l’écoutais parler

Tout émue & toute ravie ;

 

Tandis qu’en ces instants si courts

J’entendais, du moins il me semble,

Son cœur qui me criait : Toujours !

Le mien qui murmurait : Ensemble !