Nina de Callias

Octobre

Feuillets Parisiens

L’été meurt, sur les ceps pendent les grappes mûres,

Hors de l’armoire on va secouer les fourrures

Qu’embaumait la senteur faible du vétiver.

Allons pour la dernière fois dans le bois vert

Où nous avons rêvé, sur un tapis de menthes,

Dans la sérénité des chaleurs endormantes.

J’accrocherai les plis neigeux de mes jupons

Aux ronces du sentier poudreux, grêles harpons.

Accordons-nous le doux sursis d’une journée,

Nous ferons ramoner demain la cheminée.