Iwan Gilkin

L’Amour dans les ronces

Par l’aride et brûlante arène,

Par les ronces et les rochers

Où saignent mes pieds écorchés,

L’adolescent divin m’entraîne.

 

Nu, souriant et lumineux

Sous l’aile de flamme qui frôle

La blancheur de sa molle épaule,

Au fond des buissons épineux

 

Par la main le cruel m’attire,

Sans pitié pour le dur martyre

Où je défaille dans les pleurs.

 

Quand donc trouverons-nous la couche

Où ma bouche parmi les fleurs

Cueillera la fleur de sa bouche ?