Elisa Mercœur
Dors, mon ami ; que les plus heureux songes
Te bercent pendant ton sommeil :
Peut-être que ces doux mensonges
N’en seront plus à ton réveil.
Si les fils de la Nuit, empruntant mon image,
Te font l’aveu de mon amour,
Ce n’est point une erreur, sous ce même feuillage,
De moi tu l’entendras un jour.
Caresse du bonheur l’illusion chérie,
De ton esprit chasse l’effroi ;
Ah ! dors tranquillement ; dors, ta fidèle amie
Veille attentive auprès de toi.