Paul Éluard

Ils n’animent plus la lumière

Ils n’animent plus la lumière

Ils ne jouent plus avec le feu

Pendus au mépris des victoires

Et limitant tous leurs semblables

Criant l’orage à bras ouverts

Aveugles d'avoir sur la face

Tous les yeux comme des baisers

La face battue par les larmes

Ils ont capturé la peur et l’ennui

Les solitaires pour tous

Ont séduit le silence

Et lui font faire des grimaces

Dans le désert de leur présence.