Nina de Callias

Berceuse

Feuillets Parisiens

Comme quand j’étais petite,

Je viens me faire bercer.

Je dormirai vite.

Tu vas m’enlacer.

Tu vas m’embrasser.

 

Le son de la vieille horloge,

Par son tictac obsesseur,

Dans mon cerveau loge

Son rhythme berceur…

Oh ! quelle douceur !

 

Je me sens brûler de fièvre,

Sur mon front, pour me calmer,

Tu poses ta lèvre

Tu sais bien m’aimer.

Tu vas me calmer.